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La Poste

La poste : Franck Marlin délivre un "laisser passer" pour la privatisation.

Drôle de cadeau fait aux Français juste un peu avant Noël avec l’adoption de la loi qui entérine la privatisation du service public de la poste, au mois de mars prochain. Curieusement, celui qui s’était localement autoproclamé grand défenseur des services publics était absent des débats et surtout du scrutin public à l’assemblée nationale ce 22 décembre.

Là, le discours du "je ne suis pas forcément d’accord avec les orientations de mon groupe" risque d’être passablement éculé. Disons les choses comme elles sont : celui qui prétend avoir le courage de savoir prendre des positions contraires aux orientations de son propre parti politique (l’ U.M.P) a surtout la lâcheté de se défiler au plus fort de la bataille.
La politique ne se fait pas sans un minimum de courage : celui d’assumer ses opinions et ses paroles. Or, ne voilà t-il pas que Francky nous fait le coup du Marlin des villes et du Marlin des champs. Une vérité pour plaire à son électorat dans la deuxième circonscription et une autre vérité incontournable : l’obligation de soumission à son "patron" Sarkozy.
Non, décidément, en dépit des apparences qu’il voudrait donner Franck Marlin n’est pas prêt de renoncer à la logique libérale qui est la sienne. Privatiser La Poste procède de cette logique. Celle la même, qui a conduit notre monde dans une crise économique qui touche aujourd’hui tous les travailleurs : salariés, artisans, petites entreprises, commerçants..
Les grands groupes et les marchés financiers n’ayant pas à se plaindre puisqu’ils finissent l’année sur une progression de plus de 22% et surtout, avec la promesse de se partager la dépouille des services publics, livrés sur un plateau par un gouvernement sans scrupule.
2010 sera donc l’année où les secteurs les plus rentables de l’activité postale, de la santé, des transports, de l’enseignement... finiront de basculer dans l’escarcelle des multinationales à l’appétit sans fin.
Aux Français d’éponger alors es pertes de ce qu’il restera, à moins que l’on ne décide finalement d’achever le moribond en supprimant tout ce qui constitue encore un indispensable lien social et garanti l’égalité territoriale de notre pays. En étant absent le 22 décembre, volontairement ou non, c’est à cela que Franck Marlin vient d’apporter sa caution. Les habitants du Sud Essonne doivent en avoir connaissance.

Voir en ligne : Le scrutin public du 22 décembre :